Depuis le récital à l'ombre de la Maison du Roi, au "Brussels Jazz Marathon", puis celui du petit Théatre de Verdure protégé par les frondaison de l'éffrayant Atomium, nous attendions avec une sorte d'avidité le CD Castellucci Stringtet , avec l'anthèse constamment émouvante de thèmes portant la griffe Erwin Vann, Jean Pierre Catoul, Paolo Radoni, Arnould Massart ou Peter Hertmans. Dés la première note, un pincement au coeur. Les cordes sonnent mieux que celles qui accompagnaient Parker, victime d'un épicier triste. Sous l'impitoyable beat de Bruno, Eric Legnini (piano), Erwin Vann (sax) et Sal La Rocca (basse) ont choisi d'emprunter un sens interdit, celui de l'inévitable collision frontale avec l'habitude. Gudrun Vercampt (premier violon), Francoise Vervoort (second violon), Erwin Foubert (alto) et Michel Boulanger (cello) ont des élans venus de Bartok et de Charles Ives, celui des Trois paysages de Nouvelle Angleterre. Sans se concerter, Radoni et Massart ont écrit des valses (Rull to the Ballroom etWaltz for BC) aussi déboussolantes que les classiques du genre, Jitterbug waltz de Fats Waller ou Waltz for Debby de Bill Evans. Les cordes de Castellucci ne sont guère des violons pour lunes sentimentales. L'oreille ressent une force constante, l'oeil des bleus dégradés et tout le corps fait renaître dans l'imaginaire, des paysages mouvants avec au premier plan la silhouette de Coltrane. Towards the Light s'avère être le contraire d'une musique pour enfants gâtés, nous sommes au coeur d'une belle maturité, sans insolences inutiles. On l'écoute en solitaire, sans être jamais seul. Une musique avec du soleil autour.Tenue de Ville Janvier 1997Castellucci Stringtet:Towards the light (QZ 105)Y aurait-il chez nombre de jazzmen, un homme de symphonie qui sommeille. On connaît l'expérience de Steve Houben avec un orchestre à cordes. C'est un peu ce que nous propose aujourd'hui, dans une formule moins ambitieuse et plus aboutie, Castellucci en ÇStringtetÈ. Dans l'aventure, Bruno a embarqué, non seulement un quatuor à cordes, mais aussi des pointures comme Erwin Vann, Eric Legnini et Sal La Rocca. Et enregistré.Un album ÇQuetzalÈ qui ne réunit que des compositions de jazzeux d'ici: Jean-Pierre Catoul, Peter Hertmans, Paolo Radoni et . . . Erwin à qui l'on doit, en particulier, la plage qui donne son titre à l'ensemble. Le résultat est des plus probants, cordes et jazzeux jouent cette fois la même musique, et qu'Erwin peut être inspiré parfois !Francis CHENOT ( Une Autre Chanson - Février 1997)ÇFox & CrowsÈ: Inside (QZ104)Ce n'est pas une fable du bon La Fontaine, derrière ce Renard et ces Corbeaux, Patrick Bauwens (l'animateur des Carnets d'émeraude) et Bemard Brochier sont passés à l'acte avec dix compositions ÇintérieuresÈ très mélodiques, qui se laissent découvrir avec un réel ravissement d'écoute: de la pop aux suavités très jazzy. Ce qui n'a rien d'étonnant, puisque nos compères ont associé à l'aventure des jazzeux réputés comme Bruno Castellucci, Théo de Jong, Michel Herr, ƒric Legnini ou Gwena‘l Micault. Ajoutez-y les nappes veloutées d'un orchestre à cordes et vous pourrez vous faire une idée des climats dans lesquels baigne cette première production qui est une rare et somptueuse réussite.Chico FANSTERN (Une Autre Chanson - Février 1997)